La paralysie du sommeil
Elle explique souvent certaines impressions que nous avons, d'une présence, de visions fantomatiques, pourtant c'est un phénomène naturel qui peut-arriver à chacun.
La paralysie
normale du sommeil est due à des mécanismes dans le tronc
cérébral, en
particulier les neurones réticulaires, vestibulaires, et oculomoteurs, qui
empêchent les mouvements corporels, bloquent l'influx sensoriel et fournissent
au prosencéphale l'activité interne qui caractérise
l'activité cérébrale pendant le sommeil paradoxal. Comme les
yeux ne sont pas paralysés par ce système, cette exception a été employée pour
montrer que le rêve lucide était un phénomène objectivement
vérifiable. Éveil pendant la paralysie du sommeil [] Le Cauchemar, par Heinrich
Füssli Le trouble
connu sous le nom de « paralysie de sommeil » peut se manifester
aussi bien au moment de l'endormissement (état
hypnagogique) que du
réveil (état hypnopompique). La personne est réveillée, mais
se retrouve complètement immobilisée et ne peut même plus respirer
profondément. Seules les paupières peuvent encore bouger. La paralysie du
sommeil est souvent accompagnée d'hallucinations, ce qui la rend
particulièrement angoissante pour la personne qui en fait l'expérience. La
paralysie du sommeil dure entre quelques secondes et plusieurs minutes mais
rarement plus de 10 minutes. La personne revient ensuite spontanément à son
état normal. Causes possibles [] On connaît
peu de choses sur la physiologie du trouble de l'éveil pendant la
paralysie du sommeil. Cependant, certains suggèrent que cela pourrait être lié
à l'inhibition post-synaptique de motoneurones dans la région pontique du cerveau. En particulier, de bas niveaux de mélatonine peuvent stopper le courant de
dépolarisation des nerfs, ce qui empêche la stimulation des muscles. Ce trouble
est fréquemment associé à la narcolepsie. Cependant diverses études
suggèrent qu'environ 25 % de la population générale l'expérimente au moins
sous une forme légère une fois ou plus dans la vie1. Il a été noté que divers facteurs
augmentent la probabilité de paralysie et d'hallucinations2 : Hallucinations connexes [] Ces
hallucinations varient généralement selon l'individu, mais certaines sont plus
communes à l'expérience que d'autres. La plus
courante Très
courantes Assez courantes Moins
courantes Rares Solutions au trouble [] Mettre fin à une paralysie du sommeil [] La technique
la plus efficace est sans doute de se concentrer sur sa respiration puis d'en
reprendre le contrôle (la respiration est la sensation corporelle la plus
facile à ressentir lors d'une paralysie du sommeil). Très rapidement certaines
sensations corporelles reviennent, notamment aux extrémités (doigts, orteils),
il faut alors bouger ces parties du corps pour dégourdir les membres. La
totalité des sensations reviennent généralement assez rapidement (généralement
moins d'une minute).[réf. nécessaire] Le fait de se concentrer
directement sur les extrémités de son corps et d'essayer de les faire bouger
peut mettre fin à la paralysie, cependant cette technique est plus ou moins
efficace (voire inefficace) selon la puissance de la crise (en cas de sensation
de vibration par exemple) et peut faire paniquer davantage si l'on n'y parvient
pas .[réf. nécessaire]
En faisant disparaître la peur qui accompagne le phénomène, on fait aussi
disparaître les expériences désagréables. En général, les épisodes de troubles
se déroulent sur une période de temps limitée.[réf. nécessaire] Plus l'âge augmente et plus la
probabilité de tels troubles diminue. Apprendre à contrôler ses paralysies du sommeil [] La paralysie
du sommeil n'est pas obligatoirement un phénomène effrayant. Il semblerait que
les sensations effrayantes, les hallucinations qu'expérimentent les personnes
victimes d'une paralysie du sommeil ne viennent en fait que de leur état
d'esprit. Le fait d'être paralysé provoque la panique et la panique déclenche
des hallucinations désagréables. Plusieurs personnes étant victimes de
paralysie du sommeil ont découvert qu'il était possible de contrôler les
hallucinations durant une paralysie du sommeil. Il vous suffit d'imaginer par
exemple que vous flottez à la surface d'un grand lac pour immédiatement sentir
votre corps flotter dans de l'eau avec des sensations parfaitement reproduites.
Chaque sensation imaginable peut-être ressentie pour peu que l'on garde son
calme[réf. nécessaire],
sachant qu'une paralysie du sommeil ne représente aucun risque. Une paralysie
du sommeil peut aussi conduire à un rêve lucide, c'est-à-dire un rêve où l'on sait
qu'on rêve, dont il est alors possible de prendre le contrôle et où les
sensations sont en général fidèles à la réalité. Références culturelles [] Dans l'art [] On peut
trouver en littérature quelques références à la paralysie du sommeil. Dans Roméo et Juliette (1595), Shakespeare attribue à la reine des fées Mab,
non seulement toutes les illusions des songes, mais aussi les impressions
d'étreinte et d'écrasement, les associant à la position de sommeil sur le dos3 ; dans le Don Quichotte de Cervantes (1605), la servante Maritornes se
réfugie dans le lit de Sancho Pança qui, « sentant cette masse sur son
estomac, [...] crut qu’il avait le cauchemar »4. Dans le conte humoristique le Fantôme de Canterville5 d'Oscar Wilde (1891), le fantôme se propose de
faire subir ce traitement aux nouveaux propriétaires du château. Les
descriptions les plus claires d'états de paralysie du sommeil se trouvent dans
les nouvelles Le Horla (1887) de Maupassant6 et Le bras flétri (1896) de Thomas Hardy. Moins
évidentes sont les évocations parfois citées des romans Moby Dick (1851) d'Herman Melville7, Les heureux et les damnés
(1922) de Francis Scott Fitzgerald8 ou de la nouvelle Les neiges du
Kilimandjaro (1936) d'Ernest Hemingway9. La Nuit, par Ferdinand Hodler En peinture,
on citera essentiellement les différentes versions du tableau Le Cauchemar du peintre Heinrich
Füssli et celui
homonyme du peintre danois Nicolai Abraham Abildgaard (1800), qui représentent un démon assis sur le ventre
d'une femme endormie. Dans le tableau La Nuit de Ferdinand Hodler, le personnage central est effrayé
par une forme cauchemardesque drapée de noir. Dans le folklore [] Il a été
établi que la paralysie du sommeil joue un rôle non négligeable dans la
génération des témoignages d'enlèvements par les extraterrestres ainsi que dans d'autres événements
en apparence paranormaux (visions de fantômes ou de démons par exemple). Au Japon, la conscience pendant la paralysie de sommeil est
désignée sous le nom de kanashibari (littéralement :
« maintenu par une étreinte de fer », de kana : métal et shibaru :
lier) ; en Chine, le phénomène est connu sous le nom
de gui ya chuang « fantôme qui écrase [le dormeur contre] le
lit » ; au Canada (Terre-Neuve), on parle de visite de la
« vieille sorcière » (Ag Rog ou Old Hag) ; les Inuits appellent le phénomène augumangia en Inupik et
ukomiarik en Yupik et l'attribuent aux esprits ; au Mexique, c'est la subida del muerto
(le « mort qui monte dessus ») ; en Turquie, karabasan (le « gars
noir ») ; en Algérie, on désigne ce phénomène sous le
nom de jedma (« cauchemar ») ou bou berrak
(« celui qui se met avec tout le poids de son corps sur la personne
endormie ») ; au Maroc, on le désigne sous le nom de bough'tat
(« celui qui te recouvre ») car on explique parfois le phénomène par
la venue du « gars noir », très lourd, ou d'une vieille femme ou
encore d'un djinn écrasant de son poids la poitrine
du dormeur. Aux Antilles Françaises, c'est probablement l'origine de la
croyance concernant les Dorlis, chiens volants qui peuvent pénétrer la
nuit dans les cases pour épier et parfois violer les jeunes femmes (encore de
nos jours on trouve des ciseaux disposés sur la porte pour s'en protéger). Dans
les croyances russes traditionnelles, les symptômes de
la paralysie de sommeil ont été attribués à la colère du domovoï,
l'esprit de la maison, punissant des personnes pour mauvais devoir conjugal ou
trahison. Pendant
l'époque médiévale de l'Europe, les attaques des
victimes de la paralysie de sommeil ont souvent été expliquées par la présence
de démons ou de sorcellerie. Le mot « cauchemar » (ou cauque-mar)
viendrait de « caucher » signifiant presser, fouler ou s'accoupler et
« mara » désignant un esprit de la nuit. C'est aussi
l'origine des légendes sur les incubes et succubes même si la composante sexuelle dans
les hallucinations semble assez rare. Ne pas confondre [] |














